COUPS DE COEUR,
Après réflexion ce qui restera surtout de ce voyage outre les îles magnifiques abordées, les mouillages souvent isolés, ce seront les rencontres. Elles sont quasi impossibles quand on ne parle pas l'Espagnol ce qui explique que les San Blas et Panama ne m'ont pas laissé de souvenir particulier. L'Anglais m'a permis d'échanger mais sans plus.
C'est donc d'abord aux Marquises îles Francophones que des moments forts ont eu lieu.
Tout le monde se tutoie là-bas, tu es le bienvenu, alors tout va très vite. Outre les musiciens des fêtes du 14 juillet, la coiffeuse, le tatoueur, chaque jour est une découverte nouvelle. Et au bout d'une semaine au village on se sent chez soi.
Comme il n'y a pas d'eau potable à Taoipe direction une des baies des Contrôleurs ou Hooumi. pour bidonnage kolossal. C'est à dire qu'on remplira avec 8 bidons de 25 l l'équivalent de 800 l. Le lendemain grande balade à Taipivai. Rencontre de deux jeunes filles 9 et 11 ans qui nous proposent des gâteaux et nous font visiter leur village. On en apprend beaucoup sur la vie ici. On revient avec papaye, pamplemousse, citron, goyave, avocat... et des graines... hallucinant… Ce sont elles qui ont du mal à nous quitter.
Quelques jours plus tard on file à Hakatea un mouillage de NUKU Iva d'un grand calme nécessaire car Pierre le propriétaire du bateau qui nous a rejoints a un mal de mer tenace. On a débarqué dans la vallée en mode commando mais on a l'habitude. Le capitaine et Sandrine connaissent un couple qui vit là… Ils peuvent nous faire à manger mais faudra attendre un peu on n'a pas été annoncés. Theiki chasse le cochon à la main aidé des ses chiens et n'a pas de fusil c'est home made. Il fait aussi le jardin. Koa sa femme tient la maison, elle excelle en cuisinière. On en profite pour faire une balade dans la vallée, on ramasse des citrons des goyaves… et le repas est à la hauteur. Ils se sont mariés en décembre et il y avait 687 invités… Un record pour le lieu.. imaginez…
On aura bien de mal à les quitter avant la nuit.
Plus tard ce sera FAKARAVA le lagon aux 700 requins les nuits de pleine lune. Je rencontre un employé du club de plongée qui fait la maintenance, et n'est pas stressé. Il me parle de son travail, de sa vie et surtout des îles d'où il vient… les Australes au sud… Ils ne voient guère de voiliers très à l'écart des routes de transit… Mais ça donne envie d'y aller bon sang.
J'ai bien aimé Papeete aussi, peut-être car j'ai retrouvé une cousine et sa famille mais aussi grâce à l'accueil de ses habitants: Polynésiens, Chinois, Indiens…
Et puis MOOREA… et Joël… J'étais seul à l'arrière du groupe lorsqu'il est venu à ma rencontre, curieux, désolé de ne pas pouvoir nous accompagner à la cascade et insistant pour qu'on s'arrête au retour. Et au retour Joël était là. Il avait préparé de l'eau de coco pour chacun, des fleurs pour les dames et on a parlé… nous a raconté un tas de choses sur la vie locale mettant un point d'honneur à "accueillir" le visiteur selon la tradition… Un grand moment…
Et encore plus MOPELIA… alors là… Nous sommes arrivés en fin de journée. Voyant plusieurs annexes se rendre à terre (5 voiliers au mouillage) on y va aussi… Sur la plage nous attend Marcello… "Bienvenus à Mopélia, un capitaine fête son anniversaire vous pouvez vous joindre à nous le repas est prêt"… On lui explique qu'on arrive les mains vides. "C'est sans importance vous êtes les bienvenus". Il nous présente sa femme Adrienne leurs filles Karina et ??? je ne m'en souviens plus, les prénoms Polynésiens étant difficile à mémoriser pour nous Européens… Et ils nous parlent de leur vie… Ils sont 11 sur l'île… 3 familles. Eux sont là depuis 33 ans. Ils s'intéressent à ce qu'on fait d'où on vient où on va… une soirée surprenante.. On revient le lendemain avec du beurre car ils n'en ont pas… On se promène… mais on doit partir… Je sais qu'on aurait pu apprendre à faire le copra et aller à la pêche… partager un morceau de leur vie tout simplement.




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