UN MIRACLE, ENCORE UN...
Le contexte scientifique...
Depuis plusieurs mois (en fait depuis 2011) les îles Antillaises sont confrontées à une arrivée plus ou moins massive d'algues nommées « sargasses ».
Il semblait au départ qu'il s'agissait des algues venues de l'Atlantique nord où la mer des Sargasses est connue depuis longtemps.
Actuellement l'hypothèse retenue est un afflux d'algues venant du large du Brésil et du Congo et apportées par les courants qui sont en train de se modifier... (Le réchauffement climatique n'est pas une blague d'écologistes illuminés)
Les algues s'échouent sur la côte au vent de la Martinique créant des décompositions organiques toxiques, envahissant les plages... un fléau pour le tourisme entre autre...
Les contraintes de la plaisance...
La carène de mon yacht étant sale et profitant d'un week-end à Sainte Lucie et de mon équipage, j'ai procédé avec l'aide Hans à un brossage de la peinture sous marine... Il y avait de quoi faire!
Mais l'énergie de l'équipe étant un peu émoussée, (peut être au cause du friday night, la veille) j'ai proposé de finir le boulot le lendemain au mouillage de Sainte Anne. Il restait le quart de la carène à traiter...
Les faits...
Donc en traversant le canal nous avons soudain aperçu un grand banc de sargasses... Comme je suis joueur je suis passé en plein milieu pour voir... Et on a vu: En passant dans le banc d'algues (très épais, aux alentours d'un mètre) le bateau est passé de 6,5 noeuds à 1,5 noeuds, la mer s'est aplatie, un bruit de frottement sur la coque difficile à décrire accompagnait notre passage...
J'ai pensé aux bateaux anciens qui redoutaient la mer des sargasses dans l'atlantique nord car ils pouvaient y rester « scotchés » des jours et des jours.
Une fois le banc d'algues passé nous avons rejoint le mouillage de Sainte Anne.
En arrivant Hans est allé se baigner avec sa petite famille... Il est remonté à bord à l'heure du repas en me disant « T'as bien avancé hier» (il parlait du nettoyage de la coque)
Après la bouffe et la sieste (c'était dimanche) je me mets à l'eau pour finir le nettoyage de la coque...
Et là j'ai halluciné avec un grand H en voyant la coque entièrement propre... Notre passage dans les sargasses a fini « naturellement » le nettoyage...
La morale: « rien ne sert de frotter la coque les sargasses le font pour toi » et en plus on a découvert le nettoyage entièrement écologique... C'est pas beau ça?


3 Comments:
et tu n'a pas tenté la pêche à la dorade dans un tel banc !!! ??? ;-)
Célia, je vois que tu suis les aventures de Balidar… Et bien non pas pensé à mettre une ligne car trop occupé à observer le spectacle à essayer de bouger la barre bien bloquée par les algues.
un mètre de sargasses ! eh ben , ça ne s'arrange pas ....
ça pourrait devenir votre "station de nettoyage automatique maritime " cette petite mer des Sargasses !
sinon , côté poissons , au Marin , les étals des pêcheurs sont aussi vides qu'en novembre dernier ?
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